Open space, je t’aime

Je vous propose un article un peu léger cette fois-ci, pas technique pour un sou. En effet, l’heure du week-end a sonné, le moment de quitter ses collègues, le moment de sortir de ce lieu communément appelé « open space ». Ce terme a pour certains des connotations positives et pour d’autres c’est nettement l’inverse. Toujours est-il que l’open space, c’est comme une pochette surprise, vous ouvrez et vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber, ou en l’occurrence sur qui. L’emballage est beau, on vous promet une collaboration accrue, une ambiance sympa, une meilleure cohésion etc… Mais qu’obtenez-vous au final ?

On rencontre différents profils dans un open space.

Il y a ceux qu’on n’ose pas déranger. Vous ne voyez pas de qui il s’agit ? Je vais vous aider à les repérer, ce sont ceux qui vous fusillent du regard quand vous osez leur poser une question. Il vous fusille du regard même quand vous leur proposez un café. Vous n’en avez jamais croisé, êtes-vous sûrs ? Mais si, vous savez ceux qui vous mettent tellement mal à l’aise quand vous les interrompez que vous avez l’impression d’être coupables de quelque chose. Si c’est comme ça, je plaide coupable, I’m guilty et on n’en parle plus, on passe à autre chose. Je serais mieux traitée si je faisais des travaux d’intérêts généraux, hihi. J’ai tellement croisé de collègues qui correspondaient à ce profil que je ne les compte plus. Au début, je me disais que c’était de ma faute, que quelque chose clochait en moi. Puis j’ai compris que ce sont eux qui avaient un problème. Ce sont des gens désagréables, je les enverrai bien en Antarctique Arctique, quoique, là-bas les pingouins ne voudraient pas d’eux.

Web Button - Be Yourself

Il y a ceux qu’on ne comprend pas, on se demande s’ils ont un humour premier degré ou second degré. Ils font tout pour nous perturber, on ne sait jamais sur quel pied danser avec eux (n’est-ce pas RED ?). Dans ces cas-là, je pense qu’il ne faut pas tomber dans le piège, prenez tout au second degré et vous ne serez ni vexés, ni blessés. Tant que vous ne répondez pas à leurs bêtises, vous êtes tranquilles. En même temps c’est avec ce type de personnes que vous aurez les fous rires les plus mémorables. C’est de la folie pure, leurs répliques sont tellement insensées que vous irez de surprise en surprise.

Il y a les lunatiques, ce sont les plus difficiles à supporter. Leur humeur est tellement changeante qu’on ne sait plus sur quel pied danser. C’est fatigant, il faut savoir s’adapter à eux. Vous détecterez des signes qui vous indiqueront s’ils sont dans un « bon jour » ou pas. Un sourire, ou au contraire, même pas un regard, à vous de déceler les indices. C’est presque comme de jouer au « mentalist » (la série), analysez le comportement, le langage, les silences même mais débrouillez-vous pour ne leur parler que pendant leurs « bons jours ». Dans le cas contraire, attendez-vous à subir la foudre, je n’exagère qu’un peu. Attendez-vous à devoir subir leur humeur massacrante.

Il y a les éternels et sempiternelles râleurs, les insatisfaits de la vie. Oulala, que dire de ce type de personnes à part que c’est dur, très dur de les supporter. Ils vous prennent, vous volent la moindre énergie positive qui vous reste. En échange, ils vous déversent tout un tas d’ondes négatives, tout un tas de « marre de, fais ch**, m’énerve, grrrr ». Que faire ? Partir, je ne plaisante pas, oui, partir ! Après si vous ne pouvez pas partir, dans ce cas, déconnectez-vous de la discussion. Ne mettez surtout pas d’huile sur le feu, n’essayez même pas de les calmer, cela aura l’effet contraire de celui escompté.

Le meilleur pour la fin !

Il y a ceux qui deviendront des amis ou qui le sont déjà. Ce sont des gens sincères, de très bonne compagnie et qui ont toujours le mot juste au moment opportun. Très plaisants, très amusants, ils sont toujours partants pour passer de bons moments dans une ambiance « bon enfant ». Ces collègues sont rares, il faut donc en prendre soin. Je n’en dis pas plus, vous avez déjà des noms en tête, moi aussi ;) Je tiens à leur dire merci ! Vous me faîtes aimer l’open space, cet espace aux règles de vie un peu spéciales.

 

Plus de lectures sur l’environnement Open Space :
L’Open space m’a tuer

Sondage du jour sur la productivité au travail

Productivity Doodles

Adepte des magazines Management et Courrier Cadres, j’aime beaucoup lire les articles sur le développement personnel. J’aime savoir comment je fonctionne, que dois-je améliorer en moi ou dans mon travail… En ce moment, un des sujets qui m’intéresse est la productivité au travail. D’ailleurs, à ce sujet êtes-vous plutôt du matin ou du soir ? Avez-vous l’habitude de travailler aux aurores ?

Productivité au travail : êtes-vous plutôt du matin ou du soir ?

View Results

Loading ... Loading ...

De mon côté, je suis plutôt du soir.

Génie de l’informatique ou pas (via @leblogdefatiha)

génie ou pas

Dans la vie, il y a deux catégories de personnes :
– soit vous êtes un génie, vous comprenez tout du premier coup, vous avez une logique implacable, vous êtes vif d’esprit
– soit vous n’avez rien de tout ça et dans ce cas, votre seule option est de travailler encore et encore de manière acharnée

Je suis dans le 2e cas malheureusement et heureusement.

Malheureusement car je dois connecter mon cerveau en permanence, je dois activer ma mémoire, je dois faire sans cesse des recoupements, je dois prendre des notes et j’en passe. Tout ça pour arriver au 1/10e du niveau d’un génie. Mais ceci c’est sans compter sur ma persévérance, je travaille sur la durée, je ne fais pas du court terme.

Vous devez sûrement être nombreux dans ce cas et vous vous demandez souvent : « pourquoi je ne suis pas un génie, pourquoi je dois travailler sans cesse pour progresser ? N’y a-t-il pas un moment où je pourrai me reposer sur mes acquis, souffler un peu ? ». Ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas grave. Au contraire, vous avez du mérite, vous pouvez vous targuer d’avoir réussi par vous-même. Vous n’avez pas de don particulier, vous avez travaillé pour réussir. Et c’est tout aussi glorieux.

Les personnes de la 1ère catégorie, j’en ai connu. C’est très vivifiant de travailler avec ce genre de personnes, elles sont « speed », parlent et réfléchissent en même temps lol. Par contre, elles se lassent très vite vu qu’elles ne goûtent pas au bonheur de chercher. Vous savez ce sentiment, cette satisfaction, cette émotion que vous ressentez quand vous arrivez enfin à accomplir quelque chose.

Ce que j’aime par dessus tout c’est qu’en travaillant de manière acharnée, j’ai découvert énormément de choses. Que ce soit en biologie (ce par quoi j’ai commencé) ou en informatique. Je suis à l’écoute, je suis en mode ON. J’aime bouquiner, j’aime « stabiloter », j’aime l’odeur des cahiers neufs, j’aime avoir du stylo sur les doigts. Ce n’est pas une honte de le dire. Un de mes rêves serait d’avoir une énorme bibliothèque avec tout plein de livres, tout plein de cahiers, tout plein d’ordinateurs, tablettes, … Ma pièce à moi, rien qu’à moi :)

A l’école, les enfants entendent toutes sortes de remarques : « intello », « bouffon », etc. Cela les marque toute leur vie, jusqu’à ce qu’ils comprennent par eux-mêmes que ce n’est pas une tare d’aimer travailler et réviser.

Et vous, êtes-vous plutôt génie ou bosseur/bosseuse ?

View Results

Loading ... Loading ...

Appel à témoins : Etre une femme dans l’informatique

femme informatique geek

Je peux résumer en une phrase ce que vivent la plupart des femmes dans l’informatique : « une femme est nulle jusqu’à preuve du contraire ». C’est assez navrant mais c’est la réalité.

Travailler dans un domaine technique et plus particulièrement dans l’informatique, nécessite d’avoir les nerfs solides pour une femme.

Des remarques, il y en a eu beaucoup. Des sous-entendus encore plus. Des silences qui en disent long, je ne les compte plus. Mais ce qui énerve le plus, c’est de se rendre compte que quelque soit le projet, quelque soit l’interlocuteur masculin, c’est le même comportement que l’on rencontre au départ.

Une femme se doit de confirmer, démontrer, argumenter ce qu’elle avance. Moi-même je dois travailler quelque fois deux fois voire trois fois plus pour démontrer que 1+1=2. Je plaisante un peu mais on y est presque. Après il y a toujours des hommes qui veulent entendre que ce qu’ils veulent entendre, alors dans ces cas-là on s’entendit dire :

– « oui, mais de toute façon c’est pas toi qui décide, tu n’es pas chef de projet »

– « oui, mais vas-y explique-moi dans ce cas comment ça fonctionne »

– « oui, mais c’est compliqué »

– « oui, mais je n’ai pas le temps de t’expliquer, j’ai du travail, moi »

– « oui, mais je n’ai pas le temps de résumer ça dans un mail »

– « t’es de mauvaise humeur aujourd’hui » (quand on est trop insistante)

– « voilà l’experte » (quand on veut nous mettre en « galère »)

– « attends, je reformule » (comme si on ne savait pas s’exprimer, à moins que…cet homme veuille s’approprier nos idées)

– « on ne t’entend pas » (en pleine réunion téléphonique, pas de problème je répète)

– « ça va ? t’es sûr ? » (oui, mais pourquoi ça n’irait pas)

 – « t’as compris ? »

– « c’est marrant, t’es la seule femme dans le bureau ? » (oups, je ne l’avais pas remarqué dis-donc)

Le plus souvent ce qu’on remarque aussi c’est qu’on fait appel à nous pour des tâches prétendument féminines : faire un compte-rendu de réunion par exemple.

Que faire dans ces cas-là ? Que faire quand tout ce qu’on dit n’est pas assez technique, pas assez argumenté, pas assez détaillé ? Il faut :

– persévérer,

– se perfectionner dans n domaines techniques (programmation, bases de données, système, applicatif, réseaux …), de toute façon ce n’est jamais assez ;)

– communiquer,

– avoir confiance en soi

– s’estimer

– s’affirmer

– ne pas procrastiner

– convaincre

– tout noter (même les citations)

– être 100% à l’écoute en réunion et être à jour dans ses mails

– savoir dire non (quand c’est nécessaire)

– refuser les compliments futiles, inutiles, intéressés (cela cache toujours quelque chose, on fait rarement des compliments à un homme)

Toutes ces choses ne s’apprennent pas à l’école, on ne nous dit pas : « attention, en tant que femme, tu auras deux fois plus de travail à faire, tu devras sans cesse démontrer ta légitimité… ». Cela s’apprend sur le tas.

C’est pour cela que j’ai lancé cet appel à témoins pour savoir si d’autres femmes en informatique étaient dans le même cas que moi. Idem pour les hommes adoptant ce comportement de manière consciente ou inconsciente, j’aimerai avoir votre avis.

Merci !