Qualités requises pour un informaticien ou une informaticienne

Un informaticien n’est pas uniquement celui qui tape du code derrière son écran, ou encore celui qui administre des centaines de serveurs Linux, ou encore celui qui est pro en bases de données. Un informaticien doit développer d’autres compétences que ses compétences techniques. Il doit être capable d’apprendre vite et de se mettre à jour côté technique, mais pas seulement.

Que doit-il connaître ? Comment doit-il se comporter ?

Je vois tous les jours des profils d’informaticiens fermés, enfermés dans leur techno, enfermés dans leur jargon. Je suis informaticienne, donc je les comprends à peu près mais que dire des personnes qui les entourent… Que dire de la personne côté MOA, ou encore, côté qualité, est-ce que cette personne comprend cet informaticien ? Est-ce que cette personne a envie d’aller vers cet informaticien ? Pas tant que ça.

J’ai envie de dire à ces informaticiens de développer d’autres qualités que leur technicité, d’autres qualités que leur ténacité, … Lesquelles me direz-vous ?

Une des qualités que doit avoir un informaticien est sans aucun doute l’ouverture. Il faut s’ouvrir aux autres, comprendre leur domaine, comprendre leurs besoins, comprendre leurs langages.

Il faut être capable de vulgariser ce qu’on fait. Perdre un interlocuteur au bout de 10 secondes de réunion n’est pas un but en soi, une victoire, un succès. Il faut au contraire se mettre à la place de notre interlocuteur et parler son langage. A quoi ça sert de parler technique si en face c’est silence radio. C’est bien beau de faire un monologue mais ce n’est pas comme ça qu’on fait avancer les choses. Ce n’est pas comme ça qu’on garde un projet ou qu’on en gagne un nouveau.

Ces soi-disant experts, ne le sont pas tant que ça. Ils sont experts dans leur bulle, dans leur cercle d’experts uniquement. Ils ne sont pas experts en communication. Quand vous lisez leurs mails, ils n’ont aucune structure. Ils se doivent d’être brefs et concis, clairs et pédagogues. C’est loin d’être le cas de certains.

Je ne dis pas que j’ai un bon relationnel, mais je fais des efforts, contrairement à la plupart d’entre eux.

Donc je lance un cri d’alarme, « Ô vous informaticiens, soyez de bons communicants, soyez pédagogues, soyez ouverts, un autre monde existe autour de vous, alors arrêtez avec votre jargon technique ! ».




L’informatique, une vocation ?

Est-ce que l’informatique a été une vocation pour moi ?

Pour répondre à cette question, il faut que je remonte un peu dans le passé. Que voulais-je faire après le bac ? De l’informatique ? Loin de là… J’étais branchée biologie, du coup j’hésitais entre médecine et une prépa bio (BCPST, Classes préparatoires en biologie). Finalement j’ai choisi la prépa bio. J’ai eu un parcours assez atypique. Pour résumer, j’ai fait un an et demi de prépa, 6 mois de deug de bio, une licence de biochimie, une maîtrise de biochimie et enfin un Master de bio-informatique.

Non, l’informatique, ce n’était pas ce que j’avais prévu de faire au départ…

Tout ceci pour vous dire que l’informatique n’était pas ma vocation première. Et pourtant en regardant de plus près mon parcours, on se rend compte que h’ai goûté très tôt à l’informatique. Dès la prépa on a fait du pascal, un langage informatique très scolaire si je puis dire. Très bonne initiation à l’informatique. En maîtrise j’ai choisi comme option l’informatique, de ce fait j’ai appris deux  nouveaux langages, le c++ et l’assembleur.
Vous remarquez donc que j’ai été initiée à l’informatique d’une drôle de manière. Ce n’était pourtant pas le métier auquel je me destinais…
J’ai fait un virage tout en douceur en optant pour un Master en bio-informatique. J’ai même travaillé dans un laboratoire de recherche. Mais le manque de moyens du laboratoire a fait que j’ai dû quitter précocement ce laboratoire…
Et c’est là que j’ai commencé ma carrière dans l’informatique. Un mal pour un bien comme on dit. En effet après quelques mois de chômage en 2004, il a fallu rebondir et c’est l’informatique qui m’a tendu les bras. Je l’en remercie !!!

Donc pour répondre à la question présente dans cet article, l’informatique n’était pas une vocation au départ mais j’ai tout de même goûté à cette matière durant mes études. Et c’est ce qui m’a permis de choisir ce domaine des années après.

La vie nous offre des opportunités qu’il faut saisir !

L'informatique, une vocation ?

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Petite dédicace à mon neveu Ayoub : bon courage, je suis sûre que tu réussiras dans le domaine de l’informatique. Je suis fière de toi !

Génie de l’informatique ou pas (via @leblogdefatiha)

génie ou pas

Dans la vie, il y a deux catégories de personnes :
– soit vous êtes un génie, vous comprenez tout du premier coup, vous avez une logique implacable, vous êtes vif d’esprit
– soit vous n’avez rien de tout ça et dans ce cas, votre seule option est de travailler encore et encore de manière acharnée

Je suis dans le 2e cas malheureusement et heureusement.

Malheureusement car je dois connecter mon cerveau en permanence, je dois activer ma mémoire, je dois faire sans cesse des recoupements, je dois prendre des notes et j’en passe. Tout ça pour arriver au 1/10e du niveau d’un génie. Mais ceci c’est sans compter sur ma persévérance, je travaille sur la durée, je ne fais pas du court terme.

Vous devez sûrement être nombreux dans ce cas et vous vous demandez souvent : « pourquoi je ne suis pas un génie, pourquoi je dois travailler sans cesse pour progresser ? N’y a-t-il pas un moment où je pourrai me reposer sur mes acquis, souffler un peu ? ». Ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas grave. Au contraire, vous avez du mérite, vous pouvez vous targuer d’avoir réussi par vous-même. Vous n’avez pas de don particulier, vous avez travaillé pour réussir. Et c’est tout aussi glorieux.

Les personnes de la 1ère catégorie, j’en ai connu. C’est très vivifiant de travailler avec ce genre de personnes, elles sont « speed », parlent et réfléchissent en même temps lol. Par contre, elles se lassent très vite vu qu’elles ne goûtent pas au bonheur de chercher. Vous savez ce sentiment, cette satisfaction, cette émotion que vous ressentez quand vous arrivez enfin à accomplir quelque chose.

Ce que j’aime par dessus tout c’est qu’en travaillant de manière acharnée, j’ai découvert énormément de choses. Que ce soit en biologie (ce par quoi j’ai commencé) ou en informatique. Je suis à l’écoute, je suis en mode ON. J’aime bouquiner, j’aime « stabiloter », j’aime l’odeur des cahiers neufs, j’aime avoir du stylo sur les doigts. Ce n’est pas une honte de le dire. Un de mes rêves serait d’avoir une énorme bibliothèque avec tout plein de livres, tout plein de cahiers, tout plein d’ordinateurs, tablettes, … Ma pièce à moi, rien qu’à moi :)

A l’école, les enfants entendent toutes sortes de remarques : « intello », « bouffon », etc. Cela les marque toute leur vie, jusqu’à ce qu’ils comprennent par eux-mêmes que ce n’est pas une tare d’aimer travailler et réviser.

Et vous, êtes-vous plutôt génie ou bosseur/bosseuse ?

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Appel à témoins : Etre une femme dans l’informatique

femme informatique geek

Je peux résumer en une phrase ce que vivent la plupart des femmes dans l’informatique : « une femme est nulle jusqu’à preuve du contraire ». C’est assez navrant mais c’est la réalité.

Travailler dans un domaine technique et plus particulièrement dans l’informatique, nécessite d’avoir les nerfs solides pour une femme.

Des remarques, il y en a eu beaucoup. Des sous-entendus encore plus. Des silences qui en disent long, je ne les compte plus. Mais ce qui énerve le plus, c’est de se rendre compte que quelque soit le projet, quelque soit l’interlocuteur masculin, c’est le même comportement que l’on rencontre au départ.

Une femme se doit de confirmer, démontrer, argumenter ce qu’elle avance. Moi-même je dois travailler quelque fois deux fois voire trois fois plus pour démontrer que 1+1=2. Je plaisante un peu mais on y est presque. Après il y a toujours des hommes qui veulent entendre que ce qu’ils veulent entendre, alors dans ces cas-là on s’entendit dire :

– « oui, mais de toute façon c’est pas toi qui décide, tu n’es pas chef de projet »

– « oui, mais vas-y explique-moi dans ce cas comment ça fonctionne »

– « oui, mais c’est compliqué »

– « oui, mais je n’ai pas le temps de t’expliquer, j’ai du travail, moi »

– « oui, mais je n’ai pas le temps de résumer ça dans un mail »

– « t’es de mauvaise humeur aujourd’hui » (quand on est trop insistante)

– « voilà l’experte » (quand on veut nous mettre en « galère »)

– « attends, je reformule » (comme si on ne savait pas s’exprimer, à moins que…cet homme veuille s’approprier nos idées)

– « on ne t’entend pas » (en pleine réunion téléphonique, pas de problème je répète)

– « ça va ? t’es sûr ? » (oui, mais pourquoi ça n’irait pas)

 – « t’as compris ? »

– « c’est marrant, t’es la seule femme dans le bureau ? » (oups, je ne l’avais pas remarqué dis-donc)

Le plus souvent ce qu’on remarque aussi c’est qu’on fait appel à nous pour des tâches prétendument féminines : faire un compte-rendu de réunion par exemple.

Que faire dans ces cas-là ? Que faire quand tout ce qu’on dit n’est pas assez technique, pas assez argumenté, pas assez détaillé ? Il faut :

– persévérer,

– se perfectionner dans n domaines techniques (programmation, bases de données, système, applicatif, réseaux …), de toute façon ce n’est jamais assez ;)

– communiquer,

– avoir confiance en soi

– s’estimer

– s’affirmer

– ne pas procrastiner

– convaincre

– tout noter (même les citations)

– être 100% à l’écoute en réunion et être à jour dans ses mails

– savoir dire non (quand c’est nécessaire)

– refuser les compliments futiles, inutiles, intéressés (cela cache toujours quelque chose, on fait rarement des compliments à un homme)

Toutes ces choses ne s’apprennent pas à l’école, on ne nous dit pas : « attention, en tant que femme, tu auras deux fois plus de travail à faire, tu devras sans cesse démontrer ta légitimité… ». Cela s’apprend sur le tas.

C’est pour cela que j’ai lancé cet appel à témoins pour savoir si d’autres femmes en informatique étaient dans le même cas que moi. Idem pour les hommes adoptant ce comportement de manière consciente ou inconsciente, j’aimerai avoir votre avis.

Merci !

Salaires IT : Des chiffres à faire tourner la tête

Lisez cet article bien assis sur votre fauteuil sinon vous risquez d’avoir des vertiges !

Nous allons commencer doucement avec les salaires de nos dirigeants informatiques français.

Thierry Breton, PDG d’Atos et ex-ministre, a reçu la rémunération la plus élevée en 2011 : 2.4 millions d’euros. Le directeur général de Cap Gemini, Paul Hermelin, s’en approche avec ses 2.19 millions d’euros. Simon Azoulay du groupe Alten est loin derrière avec « seulement » 359 080 euros.

Mais ceci n’est rien comparé à la rémunération de Rory Read (AMD) : 15,6 millions de dollars ou encore de Larry Ellison (Oracle) : 77,6 millions de dollars.

Le meilleur pour la fin ! Tim Cook (Apple) aurait reçu : 378 millions de dollars ! J’en ai le souffle coupé !  Cela représente le salaire de 22992 personnes payées au smic ! C’est comme s’il touchait le salaire d’une ville entière.

Bon, il est temps de redescendre sur terre.