Comment passer d’expert à débutant en SSII ?

En SSII, il y a des avantages et des inconvénients, j’en ai déjà parlé lors d’un précédent article. Mais aujourd’hui nous allons voir les choses sous un autre angle.

Quand vous êtes en SSII, vous êtes prêts à faire des missions plus ou moins longues dans des domaines plus ou moins vastes. Vous êtes experts ou généralistes. Vous êtes plutôt Windows ou plutôt Linux. Vous avez l’étiquette chef de projet ou encore développeur. En somme, vous pouvez faire tout et n’importe quoi. Vous pouvez passer d’une casquette d’expert à une casquette de débutant en un rien de temps.

Comment ? Passer d’expert à débutant ? D’habitude les ingénieurs d’affaires nous font passer de débutant à expert, non ? Non vous avez bien lu. En SSII, nous passons souvent d’expert à débutant. Je m’explique car je sens que je vous ai perdu.

Vous êtes bien au chaud dans une mission qui vous convient ou vous êtes montés en compétence tranquillement non sans embûches, non sans efforts. Et bam ! Vous changez de mission. Et bam ! Il faut tout recommencer de A à Z. Les collègues, les clients, les prestas comme vous, il faut s’approprier les lieux, il faut revoir son trajet, intégrer tout ça et j’en passe. Mais il faut aussi tout apprendre, le contexte, les projets, les technos, les procédures, les outils, … On redevient presque comme un étudiant, il faut apprendre, poser des questions, se tromper, recommencer. Et rebelote, on recommence le lendemain et le surlendemain. Si vous avez de la chance, cette période ne dure qu’un temps, disons 3 mois à 6 mois. Mais si vous tombez sur une mission vraiment ardue, la montée en compétences peut durer jusqu’à un an.

Au début, c’est nouveau, tout beau, tout propre. Vous avez le sourire, vous vous êtes bien installés. Mais après, il faut de la persévérance, de la résistance, ne pas avoir peur du ridicule. Car ridicule vous allez l’être, ridicule vous allez le rester un bon bout de temps. Le temps de monter en compétences, d’apprendre. Il faut du courage aussi, du courage pour poser les questions qui fâchent. Et vous vous demandez pourquoi on ne m’a pas briefé avant. Avant quoi ? Vous venez d’arriver, lol. Vous vous dîtes, mais pourquoi ce n’est pas documenté, documenté, ça l’est, c’est que tu as mal cherché. Et j’en passe.

Au final, je souhaite du courage, de la patience, de la persévérance, de l’autodérision à tous les collègues prestataires, en SSII. Courage camarade !

C’était un article coup de gueule, mais ça fait du bien de temps en temps de dire les choses. Cela fait du bien d’argumenter sur la fameuse expression tant utilisée en entretien : « capacité d’adaptation ». Donc, oui les prestas en SSII, vous avez une EXCELLENTE CAPACITÉ D’ADAPTATION ! Et vous pouvez le crier haut et fort.

N’hésitez pas à commenter, je sais que ça faisait longtemps que je n’avais pas posté d’articles sur mon blog mais maintenant vous savez pourquoi. Je suis prise, je suis en pleine « montée en compétences, apprentissage, documentation » et ridiculisation ;)

Qualités requises pour un informaticien ou une informaticienne

Un informaticien n’est pas uniquement celui qui tape du code derrière son écran, ou encore celui qui administre des centaines de serveurs Linux, ou encore celui qui est pro en bases de données. Un informaticien doit développer d’autres compétences que ses compétences techniques. Il doit être capable d’apprendre vite et de se mettre à jour côté technique, mais pas seulement.

Que doit-il connaître ? Comment doit-il se comporter ?

Je vois tous les jours des profils d’informaticiens fermés, enfermés dans leur techno, enfermés dans leur jargon. Je suis informaticienne, donc je les comprends à peu près mais que dire des personnes qui les entourent… Que dire de la personne côté MOA, ou encore, côté qualité, est-ce que cette personne comprend cet informaticien ? Est-ce que cette personne a envie d’aller vers cet informaticien ? Pas tant que ça.

J’ai envie de dire à ces informaticiens de développer d’autres qualités que leur technicité, d’autres qualités que leur ténacité, … Lesquelles me direz-vous ?

Une des qualités que doit avoir un informaticien est sans aucun doute l’ouverture. Il faut s’ouvrir aux autres, comprendre leur domaine, comprendre leurs besoins, comprendre leurs langages.

Il faut être capable de vulgariser ce qu’on fait. Perdre un interlocuteur au bout de 10 secondes de réunion n’est pas un but en soi, une victoire, un succès. Il faut au contraire se mettre à la place de notre interlocuteur et parler son langage. A quoi ça sert de parler technique si en face c’est silence radio. C’est bien beau de faire un monologue mais ce n’est pas comme ça qu’on fait avancer les choses. Ce n’est pas comme ça qu’on garde un projet ou qu’on en gagne un nouveau.

Ces soi-disant experts, ne le sont pas tant que ça. Ils sont experts dans leur bulle, dans leur cercle d’experts uniquement. Ils ne sont pas experts en communication. Quand vous lisez leurs mails, ils n’ont aucune structure. Ils se doivent d’être brefs et concis, clairs et pédagogues. C’est loin d’être le cas de certains.

Je ne dis pas que j’ai un bon relationnel, mais je fais des efforts, contrairement à la plupart d’entre eux.

Donc je lance un cri d’alarme, « Ô vous informaticiens, soyez de bons communicants, soyez pédagogues, soyez ouverts, un autre monde existe autour de vous, alors arrêtez avec votre jargon technique ! ».




Gestion de ma boîte mail : objectif inbox zero

Cela fait déjà plusieurs mois que je pratique au travail l’inbox zero. J’ai lu cette technique sur plusieurs sites internet de développement personnel et dans plusieurs bouquins aussi.

Ce terme signifie que votre boîte mail doit être vide. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas de travail, bien au contraire. C’est juste que je classe mes mails dès qu’ils arrivent dans ma boîte mail soit de manière automatique via des règles Outlook soit de manière manuelle : suppression – archivage – traitement.

Donc, à chaque réception de mails :

  • soit je supprime car cela ne me concerne pas, exemples : demandes de travaux qui concernent d’autres projets informatiques, des alertes de supervision qui concernent des serveurs d’autres projets ou autres
  • soit je lis et j’archive car ce sont des mails généraux, informatifs et qui ne demandent pas d’action directe de ma part
  • soit je lis et je traite immédiatement (si j’en ai la possibilité, sinon le mail reste dans ma boîte quelques jours le temps que je le traite)

J’avoue que cette méthode me convient parfaitement ! Etant dans une équipe d’intégration, cela se prête particulièrement à mon genre de travail. En effet, de nombreuses informations peuvent être stockées dans des outils de ticketting, du coup, pas besoin de les avoir à deux endroits différents. Je peux donner l’exemple de Jira, service now ou autre. Ces outils ont un moteur de recherche, on a un tableau de bord avec les tickets qu’on doit traiter. Je n’ai nullement besoin d’avoir l’original du mail dans ma boîte mail. J’ai juste besoin d’avoir un bon tableau de bord dans ces outils, pour la plupart externalisés et gérés par des tiers.

Je vous donne un peu plus de détails sur mon mode de fonctionnement à présent. Voilà ce que je fais au quotidien, ou presque :

  • en automatique, les règles Outlook classent les mails dans le bon dossier
    • alertes de supervision (filtrage avec des mots clés : nagios, zabbix, nom de l’application, nom du serveur, …)
    • batchs quotidiens, mensuels
    • suivi de tickets incidents
  • en mode manuel, j’archive mes mails dans des dossiers pour :
    • les tickets incidents traités
    • le suivi des avis de coupure
    • le suivi d’avancement des projets
    • le suivi de version des applications
    • la partie administrative : mes accès, mes outils, …

Du coup cela m’a simplifié la vie. Et s’il y a vraiment des installations importantes, je les planifie dans mon agenda. Idem s’il y a des vérifications d’exécution de batchs ou d’imports/exports de base à faire, je planifie ces tâches.

Conclusion => cerveau plus libre et plus disponible !

Combien de mails non lus avez-vous dans votre boîte mail professionnelle ?

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Pour en savoir plus :




Le job de mes rêves

Quelques fois, les rêves se bousculent dans ma tête.

Je pourrais changer de carrière par exemple, pour voir d’autres horizons. Je pourrais tenter tout autre chose, prendre plus de risques quant à l’orientation de ma carrière professionnelle.

Dans quel domaine me direz-vous ?

J’aimerai :

  • diriger une maison d’édition
  • diriger une boîte de publicité pour pouvoir créer des publicités innovantes, moins offensantes, plus respectueuses
  • m’orienter dans le domaine de l’éducation
    • pour créer des programmes éducatifs plus « geeks« 
    • pour ajouter des cours comme la prise de parole en public ou bien appliquer tout simplement les méthodes à l’américaine comme présenter plus d’exposés en public
    • permettre aux enfants d’être plus à l’aise en langue étrangère, faire plus de discussions dans cette langue et moins d’écrit
  • faire du social
    • dire à tous les jeunes en difficulté qu’ils peuvent réussir, que je ferai en sorte de les aider, de les accompagner, de les conseiller
    • Créer plus de jobs/avoir plus de bénévoles « écrivain public » pour aider les personnes en difficulté à gérer leur « paperasse », ce n’est pas évident par exemple de monter un dossier logement, de déclarer ses impôts sur le revenu sur le net, dossier de prêt, etc…
  • être conseillère à l’Elysée et expliquer aux membres du gouvernement qu’il y a des priorités à traiter
    • la fraude au RSA ne représente rien par rapport à la fraude fiscale
    • les déserts médicaux sont plus importants à gérer que le déremboursement des médicaments
    • la simplification des procédures administratives
    • le logement est un thème très important : encore trop de logements précaires
    • simplifier et rendre plus accessibles les modes de garde pour les enfants entre 0 et 3 ans
    • moderniser les filières universitaires sans issue ou avec très très peu de débouchés : psychologie par exemple
    • ajouter quelques modules de base à l’université dans les filières trop spécifiques par exemple : marketing, comptabilité, gestion de l’entreprise, ..

J’arrête là car de « job de mes rêves », j’en suis arrivée à « mes rêves pour la France ».




On s’améliore en devenant parent

Qu’ai-je appris en devenant maman ?

  • A relativiser
  • A patienter
  • A moins dormir
  • A moins me plaindre
  • A profiter de chaque instant
  • A savoir dire non
  • A être empathique
  • A faire plus d’efforts
  • A prendre des décisions plus vite
  • A être plus productive au travail
  • A être plus souriante
  • A être plus à l’écoute
  • A être plus protectrice
  • A être plus attentive…

C’est juste un aperçu de tout ce que j’ai appris en devenant maman. La route est longue, j’ai encore plein de choses à apprendre, plein d’obstacles à surmonter.

Et vous qu’avez-vous appris en devenant parent ?